Trump voudrait chasser les voitures de luxe allemandes des États-Unis
Le magazine allemand Wirtschaftswoche a rapporté que le président américain Donald Trump souhaitait évincer les constructeurs allemands des États-Unis et ne plus voir de Mercedes-Benz circuler à New York. Les constructeurs allemands détiennent 90 % du marché américain de l’automobile haut de gamme. L’administration Trump a ouvert une enquête commerciale pour déterminer si les importations de véhicules ont nui à l’industrie automobile américaine.
BERLIN — Selon le magazine allemand Wirtschaftswoche, le président américain Donald Trump souhaitait évincer les constructeurs allemands des États-Unis et aurait déclaré au président français Emmanuel Macron qu’il voulait empêcher les Mercedes-Benz de circuler à New York.
Les constructeurs allemands détiennent 90 % du marché américain de l’automobile haut de gamme : BMW possède les marques Rolls-Royce et BMW, Daimler détient Mercedes-Benz, et Volkswagen contrôle Bentley, Bugatti, Porsche et Audi.
L’administration Trump a ouvert une enquête commerciale pour déterminer si les importations de véhicules ont nui à l’industrie automobile américaine.
Citant plusieurs diplomates européens et américains non nommés, le magazine a indiqué jeudi que Donald Trump avait déclaré à Emmanuel Macron en avril qu’il maintiendrait sa politique commerciale aussi longtemps qu’il le faudrait pour qu’aucune Mercedes-Benz ne circule plus sur la Cinquième Avenue à New York.
Au sein de l’Union européenne, l’Allemagne est le premier exportateur de voitures vers les États-Unis.
Selon l’ACEA, l’association professionnelle établie à Bruxelles, les importations de voitures particulières américaines dans l’Union européenne ont représenté 6,2 milliards d’euros, soit 7,3 milliards de dollars, l’année dernière, tandis que les exportations de l’Union vers les États-Unis ont dépassé 37 milliards d’euros.
Selon l’association professionnelle VDA, les constructeurs allemands ont assemblé 804 000 voitures dans leurs usines américaines l’année dernière, tout en exportant 657 000 véhicules supplémentaires d’Allemagne vers l’Amérique du Nord.
Donald Trump doit décider jeudi s’il met fin à l’exemption accordée à l’Union européenne concernant les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. L’Allemagne a averti qu’une telle mesure pourrait déclencher une guerre commerciale dommageable.
Berlin a également vivement réagi à l’enquête américaine sur les importations de véhicules, qui pourrait déboucher sur des droits de douane allant jusqu’à 25 %, au nom de la même « sécurité nationale » invoquée par Washington pour imposer des droits sur les métaux en mars.
L’instauration d’un tel droit de douane détruirait la rentabilité des importations des constructeurs allemands aux États-Unis et représenterait une charge de 4,5 milliards d’euros pour les fabricants allemands haut de gamme, ont estimé les analystes d’Evercore ISI dans une note publiée la semaine dernière.
Mercredi en fin de journée, les discussions destinées à éviter une guerre commerciale transatlantique ne montraient aucun signe de percée.
Source : http://www.businessinsider.com/





